La forma delle cose si distingue meglio in lontananza.

— Italo Calvino, “Le città invisibili”

3 weeks ago on 8 January 2012 ~ 8:06am 1 note

Si arriva a un momento nella vita in cui tra la gente che si è conosciuta i morti sono più dei vivi. E la mente si rifiuta d’accettare altre fisionomie, altre espressioni: su tutte le facce nuove che incontra, imprime i vecchi calchi, per ognuna trova la maschera che s’adatta di più.

— Italo Calvino, “Le città invisibili”

3 weeks ago on 7 January 2012 ~ 4:39pm

Le immagini della memoria, una volta fissate con le parole, si cancellano.

— Italo Calvino, “Le città invisibili”

3 weeks ago on 7 January 2012 ~ 3:54pm

Marco Polo descrive un ponte, pietra per pietra.
– Ma qual è la pietra che sostiene il ponte? – chiede Kublai Kan.
– Il ponte non è sostenuto da questa o quella pietra, – risponde Marco, – ma dalla linea dell’arco che esse formano.
Kublai Kan rimane silenzioso, riflettendo. Poi soggiunge: – Perché mi parli delle pietre? È solo dell’arco che m’importa.
Polo risponde: – Senza pietre non c’è arco.

— Italo Calvino, “Le città invisibili”

3 weeks ago on 6 January 2012 ~ 12:58pm

La menzogna non è nel discorso, è nelle cose.

— Italo Calvino, “Le città invisibili”

3 weeks ago on 6 January 2012 ~ 12:55pm 1 note

Qui pouvait dire ce qu’était le courage? Ne pas éprouver la peur? Ou au contraire connaître une angoisse mortelle, du fait d’être contraint à attendre l’exécution de la sentence?

— Nicole Roland, “Kosaburo, 1945”

1 month ago on 29 December 2011 ~ 2:35pm

Dans le tumulte qui accompagnait les nouvelles d’une guerre inévitable, mon ami avait eu l’intuition immédiate que le plus important était d’être un homme sans regrets.

— Nicole Roland, “Kosaburo, 1945”

1 month ago on 29 December 2011 ~ 8:20am

Deux mondes s’entrechoquaient: l’un, gardien des habitudes et des préceptes anciens, l’autre, ouvert à la recherche d’issues insoupçonnées, poussé par un vent de liberté, mais aussi de retour sur soi, d’écoute et d’analyse de ses émotions.
Dans la langue de ces livres, on pouvait penser l’impensable, éprouver jusqu’à la brûlure, se sentir vulnérable et fort, amourex et désespéré – oui –, aller au bout de la désespérance. Mais rester en vie.

— Nicole Roland, “Kosaburo, 1945”

1 month ago on 29 December 2011 ~ 8:18am

Il y avait dans la nature une exubérance qui contrastait avec l’agitation des hommes, un élan dans le cœur des chiens poursuivant les enfants, les entourant de bonds joyeux, dont les aboiements parvenaient jusqu’à lui et rebondissaient sur son cœur.
Lui aussi aurait voulu courir dans la poussière dorée des chemins, s’emplir les poumons d’air léger, crier devant la beauté du monde, car n’était-ce pas une feuille de palmier qui faisait trembler la lumière devant lui? N’était-ce pas un ouiseau qui faisait rouler sous ses pas des baies d’un rouge luisant? Quand soudain il disparaissait dans le feuillage, l’éclat noir de son plumage aux reflets métalliques ou le jaune vif de son bec l’emplissaient d’allégresse. La vie. La beauté de la vie.
Tout cela heaurtait son cœur lourd pour s’y frayer de force un passage. Etait-ce cela l’éternité?

— Nicole Roland, “Kosaburo, 1945”

1 month ago on 29 December 2011 ~ 8:06am

Passiamo metà della vita a deridere ciò in cui altri credono, e l’altra metà a credere in ciò che altri deridono.

— Stefano Benni, “Il bar sotto il mare”

1 month ago on 28 December 2011 ~ 11:22am 1 note